Archives du tag: Rencontres

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Table ronde pour une réconciliation franco-algérienne

Table ronde pour une réconciliation franco-algérienne
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Table ronde pour une réconciliation franco-algérienne

Table ronde pour une réconciliation franco-algérienne

La table ronde pour la réconciliation franco-algérienne algéro-française se fixe comme objectifs et pour thèmes de :

 
– déterminer le rôle de la société civile,
– permettre un dialogue sincère et constructif entre les communautés grenobloises,
– développer et pérenniser un climat de confiance,
– créer une dynamique en favorisant une synergie pragmatique de la restitution des expériences de chacun des protagonistes,
– rappeler le rôle fédérateur de l'ASALI dans le respect des particularités de l'ensemble des communautés représentées.
 
Bien que cette table ronde ait été suscitée et soutenue par :
– un immense espoir en relation avec l'histoire et l'actualité,
– une mise en place d’un travail très important de tous les participants,
– un intérêt continu manifesté par nos publics
 
il faut lui reconnaître des limites. En effet ses objectifs de pérennité ne seront atteints que si la volonté de mieux vivre ensemble est étayée par des actions aux quotidien et par une volonté politique réelle et concrète.
 
 
Djillali KHEDIM,
Chargé du développement culturel de l’ASALI

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Bilan des manifestations pour le 50° anniversaire de l’indépendance de l’Algérie

Bilan des manifestations pour le 50° anniversaire de l'indépendance de l'Algérie

L’association ASALI a choisi de commémorer en cette année 2012 le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie à sa manière en organisant une série d’événements autour de diverses thématiques : historique, politique et culturelle. Le 14 juin 2012, la série de conférences présentée par l’association s’est achevée par une dernière intervention : celle de Madame Dounia Bouzar, docteur en anthropologie du fait religieux. Il est donc temps pour l’ASALI avant de poursuivre une série de manifestations à la rentrée de dresser un premier bilan : en l’espace de quatre mois l’association a réussi à attirer près de 670 personnes dont la plupart ne connaissaient pas l’ASALI auparavant, le pari d’intéresser toutes les générations indépendamment de leurs origines a donc été rempli !

L’association vous donne désormais rendez-vous à la rentrée pour de nouveaux événements et notamment en octobre pour la tenue d’une table ronde autour de la thématique de la réconciliation franco-algérienne.

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Entretien avec Marie-Justine Delmas, stagiaire à l’association ASALI

Entretien avec Marie-Justine Delmas, stagiaire à l'association ASALI

 

Raconte-nous ton parcours universitaire/professionnel ?

Après l’obtention d’un baccalauréat S, je suis partie un an comme jeune fille au pair à Birmingham, Royaume-Uni. Cette expérience m’a donné le goût des langues et m’a motivé à commencer une formation de Langues Etrangères Appliquées (anglais-arabe) à l’université de Grenoble.

Lors de l’inscription, j’ai découvert que je pouvais débuter une nouvelle langue, et c’est ainsi que j’ai commencé à étudier l’arabe. Je me suis découvert une réelle passion pour cette langue et la culture arabe grâce à des professeurs exceptionnels. Cette formation a durée 4 ans. Je l’ai terminée en tant qu’étudiante ERASMUS à l’université d’Edimbourg, Royaume-Uni.

A l’issu de la licence, j’ai obtenu une bourse arabisante, délivrée par les ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche et des affaires étrangères et européennes, pour étudier à l’Institut Français du Proche Orient de Damas, Syrie. Cette année a été fantastique et très riche tant sur le plan personnel que culturel. A mon retour en France, je décide de poursuivre mes études. Je m’inscris donc au master Relations Interculturelles et Coopération Internationale de l’université de Lille 3. Ce master a pour débouchées le travail dans les  ONG, collectivités territoriales et les associations. Se terminant par un stage, j’ai décidé d’effectuer celui-ci à Grenoble, la ville où j’ai grandi. Cherchant à garder un lien avec les pays arabes, j’ai postulé auprès des associations en lien avec les 23 pays du Monde Arabe. Et c’est l’association ASALI qui a répondu à mon appel favorablement.

En plus de ma formation universitaire, j’ai travaillé dans différents secteurs et fait du bénévolat.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à faire une demande de stage à ASALI ? Qu’attends-tu de cette expérience ?

J’ai un profil professionnel spécialisé dans une aire géographique bien spécifique : le Monde Arabe. Je me suis beaucoup investie pour cultiver cette particularité et je souhaitais mettre à profit mes acquis tout en gardant un lien avec mes centres d’intérêts. ASALI, en tant qu’association franco-algérienne, répondait exactement à mes attentes. En effet, cette association est très active sur le plan culturel et prend à cœur la diffusion de la culture algérienne. C’était pour moi l’occasion d’en savoir plus sur ce pays, mais également sur le fonctionnement d’une association.

Ce stage représente beaucoup pour moi : il conditionne mon orientation future. Il est l’opportunité de connaître le fonctionnement d’une association, le tissu associatif grenoblois ainsi que les relations que les associations entretiennent avec les politiques publiques locales. Je fais face à des situations diverses (organisation d’un évènement, création d’un comité de pilotage et animation de celui-ci, etc.) qui me permettent d’apprendre toujours davantage.

Peux-tu nous parler des projets que tu développes au sein de l’association ?

Je suis rattachée au projet de célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Je viens assister Amélie Meunier, médiatrice culturelle de l’association. Nous travaillons ensemble à la bonne exécution du projet et des différents évènements. Par exemple, lorsque nous recevons une personnalité pour une conférence, nous veillons à ce que tout soit bien organisé : l’accueil de l’invité et son accompagnement et le bon déroulement de la soirée.

En plus de cela, j’ai crée une enquête visant à mieux connaître le public d’ASALI et leur satisfaction des évènements organisés et cibler les vecteurs de l’information. L’association cherche à travailler son image afin de répondre aux besoins de ses adhérents, ou futurs adhérents. Je suis aussi chargée de la création d’un comité de pilotage en vue de la préparation de la table de ronde du 25 octobre 2012 (thématique « réconciliation franco-algérienne »). Je rencontre les différents partenaires et rédige les comptes-rendus de chaque entretien. Je suis actuellement en train de mettre en place le calendrier des réunions du comité de pilotage.

Quels sont tes projets et ambitions pour l’avenir ?

Aujourd’hui, je postule à plusieurs deuxièmes années de master, tous spécialisés dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Je souhaite poursuivre dans cette voie car ce secteur de l’économie française est très dynamique. De plus, il offre l’opportunité de créer des projets et des alternatives au système économique dominant, d’outrepasser les politiques nationales, de créer du lien humain. Les sociétés civiles sont des acteurs importants de la vie de tous les jours et de la construction d’une société future plus juste.

Après l’obtention du master 2, j’aimerais occuper des postes de chargée de mission ou de directrice d’association tout en gardant un lien avec le monde arabe. J’envisage également de créer mon propre projet, que ce soit dans le domaine associatif ou du commerce équitable. En effet, j’entretiens des liens privilégiés avec la Syrie, un pays qui occupe mon cœur. Mettre une place un projet franco-syrien, une fois la situation politique stabilisée, n’est pas à exclure et serait même à exploiter.

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Rencontre avec l’artiste Mustapha Raith

Rencontre avec l'artiste Mustapha Raith

Dans le cadre du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, l’association ASALI a eu le plaisir de présenter l’exposition « Mes ancêtres les berbères » de Mustapha Raith en partenariat avec l’association AMAL. A cette occasion nous avons réalisé une interview de l’artiste pour vous permettre de découvrir son travail et sa personnalité originale !

Comment définiriez-vous votre art ?

Pour moi définir son art revient à se définir soi-même dans la mesure où toute expression artistique renvoie à ce que l’on est. En effet, toute la vérité dans l’art réside entre ce que l’artiste fait et ce que l’artiste est. L’art doit être la projection imagée d’un état vibratoire intérieur. Toute personne sensible lorsqu’elle voit l’œuvre d’un artiste découvre dans celle-ci  une facette de sa réalité humaine.

Donc pour vous votre art est véritablement la transcription de votre personnalité ?

Absolument ! L’artiste va effectivement transposer par images interposées des vibrations de l’être humain qui est en lui et non par l’intellect ; il va établir une intimité avec son être au-delà de sa personnalité et de son histoire personnelle. Je considère qu’à l’intérieur de nous, notre âme spirituelle est animée d’un côté par le mental et de l’autre côté par l’émotionnel. L’artiste travaille énormément avec l’émotionnel et donne ainsi à voir des vibrations de son âme. Pour moi, l’art par définition est spirituel.

Pouvez-vous nous parler des symboliques que vous utilisez dans votre travail ?

Les symboles sont pour moi à l’origine des codes de communication que l’être humain met en place : quand on regarde les peintures rupestres, aussi bien en France qu’en Algérie dans les grottes du Tassili par exemple, les premières écritures picturales étaient faites sous forme de symboles. L’élan premier de l’être humain est de transcrire symboliquement ce qu’il ressent, les écritures sont d’ailleurs les signes distinctifs d’une culture. Le symbole quant à lui va aborder quelque chose de beaucoup plus universel.

Utiliser les symboles, est-ce pour vous un peu une volonté d’universaliser votre art ?

Absolument !  Le symbole même si il est quelque part distinctif doit toucher l’âme universelle de l’autre. Le symbole est un graphisme mais pas toujours, la couleur est également un symbole.  Même si la symbolique des couleurs peut différer selon la culture, l’on retrouve un sens universel notamment au niveau des trois couleurs primaires fondamentales, que l’on ne peut pas créer : le bleu, qui renvoie au ciel et à la mer, le rouge à la passion et le jaune qui est assimilé à la couleur du soleil.

Vous utilisez les symboles berbères dans votre travail, en quoi vos origines algériennes vous ont-elles influencé ou inspiré dans votre travail ?

Effectivement le fait d’avoir vécu une dizaine d’années en Algérie, moi qui suis né en France, m’a énormément inspiré dans mon travail. J’ai en particulier été marqué par le graphisme de l’écriture berbère qui m’a beaucoup interpellé et qui a renvoyé à des choses extrêmement profondes. Je pense que certains signes berbères sont inscrits dans quelque chose de très universel puisqu’on les retrouve aussi chez les celtes ou chez les indiens.  Le symbole de l’homme libre sur le plan symbolique est extrêmement puissant (il est formé d’une barre verticale au centre avec deux bras tournés vers le ciel et vers le sol) puisqu’en le voyant, tout le monde peut le ressentir comme quelque chose d’équilibrant. Mais l’on retrouve aussi dans mes œuvres des signes issus de déformations d’écritures, à la fois arabes, berbères… quelque part je me suis un peu approprié toutes ces références pour créer ma propre écriture graphique.

Toujours par rapport à vos références, est-ce que certains artistes vous ont inspiré dans votre travail ?

Des inspirations il y en beaucoup, les peintures aborigènes en particulier m’interpellent beaucoup par ce côté primitif dans l’expression. En effet, je considère qu’aujourd’hui que l’art contemporain tend à dévitaliser l’art de sa substance spirituelle et qu’il exprime les forces matérielles, de la consommation froide et que c’est la raison pour laquelle l’art a évolué vers une expression très conceptuelle. Je suis donc très en lien avec l’art primitif, mais j’ai également été influencé par d’autres artistes tels que Joan Miro qui a beaucoup travaillé à la fin de sa vie sur la simplification symbolique de l’expression ou encore par Hundertwasser, un peintre autrichien qui me parle beaucoup car il a réussi à concilier quelque chose d’à la fois profond et primitif tout en agençant ses œuvres d’une manière contemporaine.

Quelles sont les formes artistiques que vous préférez explorer ? Quelles sont les différentes techniques que vous utilisez dans votre travail?

Je pratique avec plaisir différentes formes artistiques : peinture, fresque, installation, assemblage… le tout avec différent matériaux. Par exemple les assemblages totems de ma série « Mes ancêtres les berbères » sont faits de bouts de bois, de chaînes métalliques (pour symboliser l’enchainement qu’il y a en nous : la liberté est une aspiration mais pas une vérité. Nous aspirons à la liberté mais nous sommes tous enchaînés quelque part à nos origines). Il m’est également arrivé d’être sollicité par des troupes de théâtres pour peindre en direct, beaucoup d’émotions passent à ce moment là, je me dois dans ce type de performances d’être en dépassement total de ma création. Cette connexion qui se  crée à ce moment là avec les énergies du public me procure des émotions que j’apprécie particulièrement.

Vous êtes dans la création mais aussi dans la transmission par le biais de votre association Flux 26, pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet?

A l’origine, j’ai mis en place à Montélimar une association de mise en lien à par l’art qui à l’époque s’appelait cercle 21 où il y avait plusieurs ateliers dans différentes branches culturelles: peinture, musique, théâtre, animations de rue avec également des ateliers de mandalas ouverts au public. L’association s’appelle maintenant Flux 26, c’est toujours une association de mise en lien par l’art mais son orientation s’est clarifiée en se tournant désormais plus vers le développement personnel. Actuellement, des stages sont organisés, en individuel ou en groupe assistés par deux thérapeutes qui travaillent avec des outils artistiques.  Ces ateliers sont une sorte de voyage initiatique au cœur du mandala, ceux-ci sont divisés en cinq étapes clés qui sont en lien avec le développement de l’être humain dans la vie : de la phase minérale à la phase divine, qui est un petit peu le cheminement de l’être humain. Ces ateliers sont donc l’occasion d’unir la création artistique et la découverte de soi.

Pour plus d’informations sur le travail de l’artiste et les différentes activités qu’il organise, rendez-vous sur son site internet : http://www.mustapha-raith.com/